Quels sont les limitations de notre intelligence, nos biais de décision ? Pourquoi fait-on des erreurs?
Connaître cette liste est utile pour aider notre intelligence et pour démasquer les commerçants et divertisseurs quand ils en jouent.
Des savoirs utiles pour tous. Pour favoriser son intelligence. Pour prendre de meilleures décisions. Six livres pour connaitre l'intelligence humaine au quotidien, au travail, à la direction. Pour connaître l'intelligence des consommateurs et des audiences.
Ce site présente quelques centaines d'articles extraits de cours, conférences et séminaires. Vous pouvez y trouver ceux qui vous intéressent par le livre qui vous concerne : tous, employés, dirigeants, commerçants et médias. Vos commentaires et critiques sont les bienvenus.
Dr. Patrick M. Georges
Médecin neurochirurgien et professeur en management
pgeorges@arcadis.be
Dr. Patrick M. Georges
Médecin neurochirurgien et professeur en management
pgeorges@arcadis.be
Affichage des articles dont le libellé est biais. Afficher tous les articles
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50 % des achats sont irrationnels
Pour le commerce, connaitre l’intelligence du consommateur est essentiel.
Non pas pour lui vendre de mauvais produits, mais, à qualité égale, plutôt vendre le sien.
Nos décisions sont
influencées par les niveaux inférieurs à la raison, instinct et émotions,
surtout dans des conditions que les publicités et points de vente entretiennent.
Augmenter sa visibilité, contrôler son accessibilité.
Gérer sa présence
physique ou virtuelle pour augmenter sa crédibilité
L’intelligence instinctuelle
applique deux règles ancestrales combinées. Plus une chose est visible, plus
elle est importante. Plus une chose est rare, plus elle est importante. Cela
donne une pratique couramment observée chez les personnes connues pour vouloir
exercer un leadership fort.Ne pas se plaindre, ne pas se justifier. La règle des rois.
Influencer les autres
implique un comportement manipulateur des intelligences automatiques
L’intelligence humaine
instinctuelle accorde automatiquement peu de pouvoir, d’autorité, de capacité
de direction à une personne si elle se plaint, si elle reporte la
responsabilité sur d’autres ou sur des facteurs externes. Ceci même si elle a
raison. Ces plaintes sont considérées comme un aveu de faiblesse d’une personne
qui sera donc considérée comme peu capable de protéger ceux qui la suivront.
L’intelligence humaine
instinctuelle accorde automatiquement peu de pouvoir, d’autorité, de capacité
de direction à une personne si elle explique trop les raisons de ses choix. Ces
explications détaillées sont souvent interprétées comme une faiblesse d’une
personne qui n’a pas confiance en ses capacités et donc ne doit pas être suivie.
Bien connaitre votre « pensée tordue » la plus active
La réalité n’est
jamais ni bonne ni mauvaise
En psychopathologie,
il est reconnu que notre éducation première peut nous insérer des réflexes
mentaux de déformation systématique de la réalité de divers types :
exagération, sélection, pessimisme, ignorance sélective…
Nos émotions, notre
stress, notre anxiété proviennent plus de ces interprétations que de la réalité
elle-même qui, hors des vraies crises fort rares, est très souvent récurrente, prédictible,
convenue et logique et ne devrait donc générer que très peu d’émotions et de
stress.
Méfiez vous de vos "calculs"
Nous sommes de mauvais
calculateurs naturels. Recalculez noir sur
blanc
La présentation des
données peut influencer leur interprétation. Par exemple, différents graphiques
réalisés à partir des mêmes données peuvent nous faire croire à des réalités
différentes en jouant sur les échelles, sur les formes… La seule séquence de
présentation des chiffres et des faits influence leur interprétation.
Les études en neuro-économie
ont montré que notre intelligence est plus influencée par la fréquence que par
l’impact d’un risque. Nous sommes plus apeurés par les petits risques fréquents
que par les gros risques rares.
Méfiez-vous de vos préjugés, ils participent à 80 % de vos décisions.
Connaitre ses biais
naturels de décision, ses erreurs programmées
L’ergonomie du support
à la décision et les études des origines des erreurs humaines ont permis
d’identifier plus de 37 préjugés humains : ce qui est différent est
dangereux, ce qui est beau est bon, ce qui est répété est vrai…
Ce sont des solutions
rapides, utiles à notre survie, mais souvent peu adaptées à la vie moderne. En marketing, ces
biais de décision sont utilisés pour vendre plus. Le stress, la fatigue et
l’urgence favorisent l’activation de ces préjugés.
Ne pas répondre quand on vous pose une question importante.
Gagner du temps entre
la question et la réponse
Ne décrochez pas votre
téléphone quand il sonne. Moins de 3 secondes entre
la question et la réponse : basse qualité assurée.
Persuader c’est facile grâce au biais de conformité
Le besoin de survie a
mis en nous un réflexe instinctuel irrésistible qui nous pousse à l’erreur, le
biais de conformité. Elle nous garde en vie en nous empêchant d’être exclus de
la communauté qui nous supporte.
Notre intelligence est programmable.
Notre passé nous
programme par sélection naturelle et par renforcement de circuits neuronaux.
Notre espèce est câblée pour la survie. Nos parents, notre éducation précoce
nous inculquent des comportements dont nous aurons difficile à nous défaire. Nos
réactions peuvent être conditionnées par un environnement conçu pour cela. Mais
les adultes peuvent-ils être programmés, téléguidés ? Oui, de « bonnes »
personnes peuvent être transformées en assassins par un discours, un prospect
peut être transformé en client par une publicité.
L’animal est en nous
Tout est en nous. Aucun automatisme, apprentissage, instinct de notre espèce ou de notre
passé n’est perdu, oublié. En cas de problème, une foule de solutions est
proposée à la direction de notre cerveau, le lobe préfrontal, pour action.
Donner, aider. C’est rentable
L’effet de réciprocité
fait l’objet de très nombreuses publications dans les journaux scientifiques.
Si nous recevons un cadeau, une aide, notre instinct nous pousse irrésistiblement à compenser. C'est un effet que vous pouvez utiliser à votre bénéfice.
Notre intelligence est trop laxiste avec nous
L’effet de dissonance
cognitive est étudié depuis des années par les universitaires. Ces savoirs sont
bien établis par de nombreuses expériences de terrain. Cet effet peut nous jouer des tours.
Notre intelligence ne juge pas toujours rationnellement
Nous possédons trois
systèmes de décision de qualité de plus en plus haute : l’instinct, par le
circuit de base ; l’émotion, par le circuit limbique, et la raison, par le
circuit préfrontal. Comment choisir entre vitesse et qualité?
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