L'ergonomie des postes de travail s'applique aussi au travail de décision. Une étude récente en science du travail constate les outils les plus utilisés des dirigeants.
Des savoirs utiles pour tous. Pour favoriser son intelligence. Pour prendre de meilleures décisions. Six livres pour connaitre l'intelligence humaine au quotidien, au travail, à la direction. Pour connaître l'intelligence des consommateurs et des audiences.
Ce site présente quelques centaines d'articles extraits de cours, conférences et séminaires. Vous pouvez y trouver ceux qui vous intéressent par le livre qui vous concerne : tous, employés, dirigeants, commerçants et médias. Vos commentaires et critiques sont les bienvenus.
Dr. Patrick M. Georges
Médecin neurochirurgien et professeur en management
pgeorges@arcadis.be
Dr. Patrick M. Georges
Médecin neurochirurgien et professeur en management
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Affichage des articles dont le libellé est décision. Afficher tous les articles
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Pourquoi décidons nous ce que nous décidons?
Le processus de décision humain est de mieux en mieux connu. 18 systèmes intégrés y collaborent, depuis les systèmes sensoriels jusqu'au systèmes musculaires, en passant par la valorisation, la mémoire...
Le cerveau continue à réfléchir à notre insu
L’imagerie cérébrale
montre que le cerveau poursuit inconsciemment son travail sur un problème non
résolu que nous avons abandonné, oublié. Ceci pourrait expliquer
deux constatations. Le fait que des idées créatives arrivent souvent pendant le
repos qui suit le travail de réflexion. Le fait que de noter ses problèmes avant
de s’endormir diminue les réveils nocturnes.
Peu d’alcool
Éviter la consommation
régulière de vins et bières
L’alcool éthylique
consommé régulièrement peut être nocif pour les neurones.A chaque intention, une décision.
Catégoriser
immédiatement chaque nouveau message. L’anxiété humaine est
due au fait de penser sans agir. La discipline de
classer, dès qu’il arrive, tout message dans l’une des quatre boites
« Eliminer » « Transmettre » « Classer » ou « Agir »
est un puissant anxiolytique naturel.
Bien connaitre votre « pensée tordue » la plus active
La réalité n’est
jamais ni bonne ni mauvaise
En psychopathologie,
il est reconnu que notre éducation première peut nous insérer des réflexes
mentaux de déformation systématique de la réalité de divers types :
exagération, sélection, pessimisme, ignorance sélective…
Nos émotions, notre
stress, notre anxiété proviennent plus de ces interprétations que de la réalité
elle-même qui, hors des vraies crises fort rares, est très souvent récurrente, prédictible,
convenue et logique et ne devrait donc générer que très peu d’émotions et de
stress.
Ne jamais se plaindre d’avoir trop de travail.
Avoir trop de travail
ne doit pas être considéré comme un problème.
Par nature, vous
recevez plus d’information que votre cerveau ne peut en traiter.Décidez des ressources par décision
Fixez une date limite
et un budget limité en consultations, pour chaque décision importante
Les études en sciences
du travail montrent que fréquemment il n’y a pas de proportionnalité entre les
couts pour prendre une décision, en réunions, en consultants, en temps… et son
importance.
Pour mieux décider, un tableau des décisions
Utiliser une prothèse
pour mémoire de travail
Notre mémoire de
travail possède une capacité limitée. Pour se vider, elle doit décider. Plus
elle a de capacité, plus la décision est de qualité, car la décision aura été
prise avec plus d’arguments en tête. Cette mémoire de travail ayant une capacité
très courte, moins d’une minute, une prothèse lui est nécessaire pour augmenter
la qualité des décisions en augmentant artificiellement sa capacité, sa durée.
Méfiez vous de vos "calculs"
Nous sommes de mauvais
calculateurs naturels. Recalculez noir sur
blanc
La présentation des
données peut influencer leur interprétation. Par exemple, différents graphiques
réalisés à partir des mêmes données peuvent nous faire croire à des réalités
différentes en jouant sur les échelles, sur les formes… La seule séquence de
présentation des chiffres et des faits influence leur interprétation.
Les études en neuro-économie
ont montré que notre intelligence est plus influencée par la fréquence que par
l’impact d’un risque. Nous sommes plus apeurés par les petits risques fréquents
que par les gros risques rares.
Ne jamais signer face au "vendeur"
Ne pas décider dans un
environnement de vente
Ne pas changer votre
opinion en réunion. Toujours sortir 3
minutes du magasin avant d’acheter impulsivement.
Méfiez-vous de vos préjugés, ils participent à 80 % de vos décisions.
Connaitre ses biais
naturels de décision, ses erreurs programmées
L’ergonomie du support
à la décision et les études des origines des erreurs humaines ont permis
d’identifier plus de 37 préjugés humains : ce qui est différent est
dangereux, ce qui est beau est bon, ce qui est répété est vrai…
Ce sont des solutions
rapides, utiles à notre survie, mais souvent peu adaptées à la vie moderne. En marketing, ces
biais de décision sont utilisés pour vendre plus. Le stress, la fatigue et
l’urgence favorisent l’activation de ces préjugés.
Ne pas répondre quand on vous pose une question importante.
Gagner du temps entre
la question et la réponse
Ne décrochez pas votre
téléphone quand il sonne. Moins de 3 secondes entre
la question et la réponse : basse qualité assurée.
Faites tout un peu moins vite.
Faire tout un peu plus
lentement pour plus de qualité de votre travail.
La vitesse maximale de
traitement de l’information du cerveau est moindre que la vitesse de
l’information envoyée par un environnement d’entreprise.
En ralentissant le
flux d’information que vous admettez dans votre cerveau, vous augmentez la
qualité de traitement de cette information.
Ayez confiance en vous, c'est rentable
L’intelligence décide
sans vous demander votre avis conscient dans 80 % des situations. Notre
conscience ne fait que bloquer quelques décisions déjà prises inconstamment, juste
avant leur exécution comme l’ont montré les travaux du Dr Patrick Haggard de l’institut de neurosciences
cognitives de Londres.
Conseil
Si vous avez la chance
d’avoir une bonne génétique et une bonne éducation, vos biais de décision
naturels vous sont connus. Les biais externes vous sont aussi connus : influenceurs,
environnements et stress. Vous pouvez passer en auto-pilote et vous faire
confiance, décider vite.
Si en plus vous avez
mémorisé une longue expérience d’un domaine, appelée intuition, n’hésitez plus,
allez très vite.
L’intelligence, c’est
cette capacité de changer rapidement de vitesse de décision en fonction de la
situation, prévisible ou non. Les erreurs humaines apparaissent quand la
personne décide lentement dans les situations prévisibles et rapidement dans
les situations imprévues. Les accidents d’avion et d’industrie en sont la
preuve.
Conseil
Cette décision intuitive
dans 80 % des cas vous conservera tout le temps et l’énergie pour aller plus lentement
dans les 20 % de situations imprévues auxquelles vous aurez à faire face.
Soignez votre entrée. Vous avez une minute pour convaincre.
Notre intelligence
donne plus de poids à ce qui arrive en premier. C’est l’effet cognitif de
séquence d’un système ancestral pour qui la préséance est importante.
Quelle erreur ai-je faite ? La question magique pour devenir plus intelligent.
Par nature, nous
minimisons nos erreurs alors que c’est notre source principale de progrès et d’intelligence
accrue. Nous persistons alors dans l’erreur. Cet effet est connu des
scientifiques sous le nom de « biais de choix » profondément inscrit
dans notre instinct animalier.
Aider votre cerveau à apprendre. Une méthode rentable.
Avant de décider d’agir,
noter dans une colonne ce que vous pensez qu’il va se passer, noter le résultat
que vous prévoyez. Agissez, décidez. Dans la colonne à côté, notez le résultat
réel obtenu, ce qui s’est passé en réalité. Dans la troisième colonne, noter la
correction à faire pour un meilleur résultat.
Notre intelligence est programmable.
Notre passé nous
programme par sélection naturelle et par renforcement de circuits neuronaux.
Notre espèce est câblée pour la survie. Nos parents, notre éducation précoce
nous inculquent des comportements dont nous aurons difficile à nous défaire. Nos
réactions peuvent être conditionnées par un environnement conçu pour cela. Mais
les adultes peuvent-ils être programmés, téléguidés ? Oui, de « bonnes »
personnes peuvent être transformées en assassins par un discours, un prospect
peut être transformé en client par une publicité.
Être belle. Une technique connue.
La revue des
publications en perception et techniques des formes montre que la plupart des évaluateurs
donnent une haute note de beauté féminine quand les yeux et la bouche sont
grands, les pommettes saillantes, avec le nez et le menton petit.
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